Blattes, Bible et maquillage : Jean-Luc Verna avant New-York

Chez Verna, la voix mène comme un sort. Corbeau rieur, icône charbonneuse, il parle d’art, de corps, de colère et de rire. Jules veille, Siouxie tourne, et dans la Villa des Arts scintille une douceur diabolique. On sort hanté, léger, marqué d’une ombre brillante.

Blattes, Bible et maquillage : Jean-Luc Verna avant New-York
Jean-Luc Verna, chez lui à Paris. (Romy Alizée/Libération)

« Allô, c’est Matis, je suis au niveau du Castorama.

À droite, descendez la rue, c’est au numéro 15. »

Je pensais appeler Jules, mais c’est Verna qui me répondit, avec sa voix cryptique et mondaine, poétique.

« Je suis arrivé.

Ouvrez le portail noir, puis prenez à gauche, c’est la première porte, ensuite traversez le couloir et prenez l’ascenseur, c’est au quatrième. »


Je suivis l’autorité de la voix du téléphone, ses mots, un à un, pensant me rendre chez Yubaba. J’eus soudainement peur et hâte dans un même trait de prendre le café avec elle.


« Enchanté, je suis ravi, est-ce que j’enlève mes chaussures ?

— Non ! Je déteste les lieux où l’on doit enlever ses chaussures. »

DOSSIER n°1 : l’irrévérence
Bienvenue dans un dossier qui ne se contente pas de regarder le monde : il le fixe dans les yeux. Blattes, Bible et maquillage : Jean-Luc Verna avant New-YorkChez Verna, la voix mène comme un sort. Corbeau rieur, icône charbonneuse, il parle d’art, de corps, de colère et de rire. Jules