Fürsy von Colmar : les nuits décuplées, les clés de sa maison

De la gare surgit Fürsy, éclat fragile et insolent. Dans la nuit parisienne, l’être se dévoile : rire nerveux, cœur cabossé, grâce indocile. Sous la créature, Geoffroy affleure, vivant, drôle, essentiel, cherchant la paix au milieu du vacarme.

Fürsy von Colmar : les nuits décuplées, les clés de sa maison
Fürsy von Colmar

Je suis installé en terrasse, depuis mon téléphone.

Je sors de la Gare de l'Est, j'arrive !

Sublime.

Je cours, je vole.

Je découvre Fürsy von Colmar au Cabaret de la Barbichette, un lieu qui définitivement cultive l'irrévérence. Un soir arrosé et joyeux. L'impression soutenue qui s'installe en moi : cet être en vaut la peine. Fragile et drôle, folle par exigence, la créature que je méconnais me touche. Je me devais de la rencontrer.

Quelques mois plus tard, au Nemours, alors que Novembre nous confine à une précoce nuit, j'attends Fürsy, mais c'est Geoffroy qui m'arrive de la Gare de l'Est, barbe de trois jours, sourire franc et l'œil malin. Triste mais au bord de la crise de rire, il qui est elle m'avoue une peine de cœur. L'entretien commence à merveille.

DOSSIER n°1 : l’irrévérence
Bienvenue dans un dossier qui ne se contente pas de regarder le monde : il le fixe dans les yeux. Blattes, Bible et maquillage : Jean-Luc Verna avant New-YorkChez Verna, la voix mène comme un sort. Corbeau rieur, icône charbonneuse, il parle d’art, de corps, de colère et de rire. Jules