Robi : la prêtresse du Levant hypnotise Paris pour la deuxième fois

Robi traverse nos vies comme une braise indocile : voix nue, geste combatif, cœur cabaret. De ses hymnes blessés à Mantra, elle rallume nos ombres, nous relève, nous rassemble. Artiste-phare, elle veille sur les êtres incertains que nous sommes.

Robi : la prêtresse du Levant hypnotise Paris pour la deuxième fois
Théo Martin, droits réservés

Si Lady Gaga a ses little monsters, Robi a ses hypnotiques.

Depuis la sortie du premier album, L'hiver et la joie, en 2013, la voix et la lucidité esthétique de Robi sont devenues des références du paysage musical français. De cet album-clef, un titre fait sensation depuis plus de dix ans : On ne meurt plus d'amour. Hymne à la résilience, à la reconstruction et surtout à l’infini roulis de l’existence des sentiments, il intègre en 2016 la revue du cabaret si médiatique de la capitale : Madame Arthur, lieu de luttes intimes et d'entertainment grand public.

Depuis cet album aux accents spectraux, aux bourdons lancinants, aux titres mémorables (Où suis-je ?, et ce duo avec Dominique A, Ma route), Robi a signé deux albums, La Cavale puis Traverse, une sublime élégie défoncée à la rudesse. Mais Robi, plus que jamais, compte retrouver ses plus grandes heures avec la sortie de Mantra, il y a quelques semaines.

DOSSIER n°1 : l’irrévérence
Bienvenue dans un dossier qui ne se contente pas de regarder le monde : il le fixe dans les yeux. Blattes, Bible et maquillage : Jean-Luc Verna avant New-YorkChez Verna, la voix mène comme un sort. Corbeau rieur, icône charbonneuse, il parle d’art, de corps, de colère et de rire. Jules