Valérie du Chéné : noir coloré pour dire les feux
Les feux ont marqué l’été français. Depuis le grand incendie des Corbières, en 2025, Valérie du Chéné est en quête du paysage.
Les feux ont marqué l’été français. Depuis le grand incendie des Corbières, en 2025, Valérie du Chéné est en quête du paysage.
Martin Cauvel, dessinateur, prend le temps de la réponse. Pourquoi dessiner ? Pour rester charnel. La grotesque humanité en prend un coup et l'œil avec.
Nirina Lune cherche la fréquence qui relie les êtres. Avec « Enfant du soleil », elle fuit les idoles et le vacarme. En quête du sacré ?
Eliel Mabondzo, spécialiste du dessin italien, prend le temps de raviver l'intérêt pour Pupini. Lui qui, à vrai dire, est le chaînon manquant du passage des formes entre Rome et Bologne.
La sculpture « Blind Faith » de Banksy rappelle fortement l’univers de Philippe Ramette, qui met en scène depuis des décennies des hommes en costume confrontés au vide et au déséquilibre.
Négligence et désintérêt ont balayé le passionnant travail de cœur et de forme de John Latham. Cathy Bell témoigne du génie.
Nina Mialhe entre chez Guido Reni près de 400 ans après sa mort. Face à l'Ecce Homo du Louvre, l'univers d'un grand peintre lui apparaît.
Soyons clairs, l'écriture assistée est partout. Le slogan de tel journal, la réclame de telle franchise, la tournure conclusive de tel article. Et si quelques-uns n'identifient pas toujours ces bizarreries, l'immense majorité d'entre nous n'est pas dupe et apprend,
Le monde de l’édition s’est pris une claque. Pas hier. Ni avant-hier. Mais depuis de longs mois. La trumpisation de l’époque a engendré, dès 2025, une conformisation des récits libres. Et si l’état de “compliance review”, comme de censure, semblait réservé aux États-Unis, des
Vincent Cespedes voit dans l’IA une alliée de la littérature : professeure, confidente, inspiratrice. Elle élargit les possibles, bouscule les élites, intensifie la pensée. À l’écrivain de rester démiurge, hardi, face à cette joie nouvelle du langage.
À Marseille, les Éditions du Typhon inventent une littérature ardente : artisanale, visuelle, habitée. Yves Torres y poursuit un rêve d’énergie et de textes puissants, où le monde affleure sous chaque couverture.
Je rencontre Philippe Ramette : voix basse, monde de biais, chute suspendue, image qui tient. Un corps en costume pense plus loin que lui. Entre Vladimir Jankélévitch et Caspar David Friedrich, l’art demeure question. Rien ne répond.
Marine Lanier, photographie, art contemporain, entretien, paysage
À l’occasion de l’exposition Habiter le temps à l’Académie des Beaux-Arts, Marine Lanier évoque une photographie-prophétie subtilisée par l'intime et la vastitude. En quête des plus secrètes présences du monde.
Antoine d'Agata, photographie, Magnum Photos, entretien, Marseille
« La marge est un mythe. Cette illusion de croire que l’extrême nous parle à partir d’une extériorité absolue... Rien n’est plus intérieur à notre société, rien n’est plus intérieur aux effets de son pouvoir que la violence. Autrement dit, on est toujours à l’intérieur. » Michel Foucault
Helena Minginowicz, peinture, art contemporain, sacré, portrait, artiste
Elle peint des visages dévotionnels sur sopalin. Le glitch prolonge la rupture déjà inscrite dans l’iconographie : l’image saturée déborde. Rien à restaurer du sacré ; seulement en éprouver le déplacement, jusqu’à ce que la peinture respire seule.
Carole Boinet, entretien, journalisme, culture, littérature, portrait
Dans "L’enthousiasme", Carole Boinet transforme la nausée en force motrice. Son sublime roman, méta-littéraire et brûlant, explore un corps féminin au bord de la mort, cherchant dans la langue une manière de reconduire le sens.
Cristina Escobar, dessin, art contemporain, artiste, regard, portrait
Avec Cristina Escobar, FUMAR MATA, mais la vie aussi. Pourtant, ce n’est pas vrai dans les premiers instants du regard. Du joli dessin aux recherches aguerries : dissocier le cœur du regard pour mieux revenir à l’être.
Grisélidis Réal, littérature, entretien, portrait, féminisme, révolte
Portrait polyphonique et incarné de Grisélidis Réal, ce texte échappe à la biographie et à l’hagiographie. Par voix croisées – fils, femmes, proches – il recompose une vie fragmentée, entre absence, création, prostitution, écriture et révolte.
Joël Person, dessin, art contemporain, entretien, artiste, portrait
Rencontrer Joël Person, c’est croiser un regard qui voit vraiment. Le dessin, chez lui, naît de la fragilité, de la mémoire et d’une peur féconde. Dans le silence du trait, il traîne la vie, l’enfance et la mort, cherchant l’équilibre juste entre regard et monde.
Pierre-Elie de Pibrac, photographie, entretien, Japon, artiste, portrait
Rencontrer Pierre-Elie de Pibrac, c’est entrer dans un temps long. Photographe de l'étrange et étranger attentif, il travaille à faire impression du monde. Du Japon à Paris, son regard discret et son visage heureux recueillent la vie là où elle persiste : obstinée.
Noëmi Waysfeld, musique, chant, yiddish, entretien, portrait
Écouter Noëmi Waysfeld, c’est s’arrêter au seuil du velours. Silence requis : elle murmure en yiddish, traverse Barbara, respire Schubert. Une voix disciplinée, rituelle, qui tient ensemble menace et grâce, fatigue et lumière, et fait du chant un lieu presque habitable.
Interlope Cabaret, cabaret, spectacle vivant, queer, Paris, nuit
Au Cancan, les créatures enfièvrent la nuit dans un nouveau cabaret immanquable : Interlope Cabaret. "Nous, on compte les étoiles au fond du verre." Nos années folles ont la peau sensible, mais ont la peau dure.
Robi, musique, chanson, Paris, cabaret, portrait
Robi traverse nos vies comme une braise indocile : voix nue, geste combatif, cœur cabaret. De ses hymnes blessés à Mantra, elle rallume nos ombres, nous relève, nous rassemble. Artiste-phare, elle veille sur les êtres incertains que nous sommes.
GREG, musique, électro-pop, queer, chanson, portrait
GREG dévoile avec Fracture une électro-pop heurtée où se mêlent rage, vulnérabilité et désir homo-amoureux. Entre plaintes sèches, provocations esthétiques et confessions crues.