« Ces visages aux yeux implorant le ciel », Guido Reni di sua mano
Nina Mialhe entre chez Guido Reni près de 400 ans après sa mort. Face à l'Ecce Homo du Louvre, l'univers d'un grand peintre lui apparaît.
Nina Mialhe entre chez Guido Reni près de 400 ans après sa mort. Face à l'Ecce Homo du Louvre, l'univers d'un grand peintre lui apparaît.
Soyons clairs, l'écriture assistée est partout. Le slogan de tel journal, la réclame de telle franchise, la tournure conclusive de tel article. Et si quelques-uns n'identifient pas toujours ces bizarreries, l'immense majorité d'entre nous n'est pas dupe et apprend,
Le monde de l’édition s’est pris une claque. Pas hier. Ni avant-hier. Mais depuis de longs mois. La trumpisation de l’époque a engendré, dès 2025, une conformisation des récits libres. Et si l’état de “compliance review”, comme de censure, semblait réservé aux États-Unis, des
Vincent Cespedes voit dans l’IA une alliée de la littérature : professeure, confidente, inspiratrice. Elle élargit les possibles, bouscule les élites, intensifie la pensée. À l’écrivain de rester démiurge, hardi, face à cette joie nouvelle du langage.
À Marseille, les Éditions du Typhon inventent une littérature ardente : artisanale, visuelle, habitée. Yves Torres y poursuit un rêve d’énergie et de textes puissants, où le monde affleure sous chaque couverture.
Je rencontre Philippe Ramette : voix basse, monde de biais, chute suspendue, image qui tient. Un corps en costume pense plus loin que lui. Entre Vladimir Jankélévitch et Caspar David Friedrich, l’art demeure question. Rien ne répond.
À l’occasion de l’exposition Habiter le temps à l’Académie des Beaux-Arts, Marine Lanier évoque une photographie-prophétie subtilisée par l'intime et la vastitude. En quête des plus secrètes présences du monde.
« La marge est un mythe. Cette illusion de croire que l’extrême nous parle à partir d’une extériorité absolue... Rien n’est plus intérieur à notre société, rien n’est plus intérieur aux effets de son pouvoir que la violence. Autrement dit, on est toujours à l’intérieur. » Michel Foucault
Elle peint des visages dévotionnels sur sopalin. Le glitch prolonge la rupture déjà inscrite dans l’iconographie : l’image saturée déborde. Rien à restaurer du sacré ; seulement en éprouver le déplacement, jusqu’à ce que la peinture respire seule.
Dans "L’enthousiasme", Carole Boinet transforme la nausée en force motrice. Son sublime roman, méta-littéraire et brûlant, explore un corps féminin au bord de la mort, cherchant dans la langue une manière de reconduire le sens.
Avec Cristina Escobar, FUMAR MATA, mais la vie aussi. Pourtant, ce n’est pas vrai dans les premiers instants du regard. Du joli dessin aux recherches aguerries : dissocier le cœur du regard pour mieux revenir à l’être.
Portrait polyphonique et incarné de Grisélidis Réal, ce texte échappe à la biographie et à l’hagiographie. Par voix croisées – fils, femmes, proches – il recompose une vie fragmentée, entre absence, création, prostitution, écriture et révolte.
Joël Person, dessin, art contemporain, entretien, artiste, portrait
Rencontrer Joël Person, c’est croiser un regard qui voit vraiment. Le dessin, chez lui, naît de la fragilité, de la mémoire et d’une peur féconde. Dans le silence du trait, il traîne la vie, l’enfance et la mort, cherchant l’équilibre juste entre regard et monde.
Pierre-Elie de Pibrac, photographie, entretien, Japon, artiste, portrait
Rencontrer Pierre-Elie de Pibrac, c’est entrer dans un temps long. Photographe de l'étrange et étranger attentif, il travaille à faire impression du monde. Du Japon à Paris, son regard discret et son visage heureux recueillent la vie là où elle persiste : obstinée.
Noëmi Waysfeld, musique, chant, yiddish, entretien, portrait
Écouter Noëmi Waysfeld, c’est s’arrêter au seuil du velours. Silence requis : elle murmure en yiddish, traverse Barbara, respire Schubert. Une voix disciplinée, rituelle, qui tient ensemble menace et grâce, fatigue et lumière, et fait du chant un lieu presque habitable.
Interlope Cabaret, cabaret, spectacle vivant, queer, Paris, nuit
Au Cancan, les créatures enfièvrent la nuit dans un nouveau cabaret immanquable : Interlope Cabaret. "Nous, on compte les étoiles au fond du verre." Nos années folles ont la peau sensible, mais ont la peau dure.
Robi, musique, chanson, Paris, cabaret, portrait
Robi traverse nos vies comme une braise indocile : voix nue, geste combatif, cœur cabaret. De ses hymnes blessés à Mantra, elle rallume nos ombres, nous relève, nous rassemble. Artiste-phare, elle veille sur les êtres incertains que nous sommes.
GREG, musique, électro-pop, queer, chanson, portrait
GREG dévoile avec Fracture une électro-pop heurtée où se mêlent rage, vulnérabilité et désir homo-amoureux. Entre plaintes sèches, provocations esthétiques et confessions crues.
Fürsy von Colmar, cabaret, entretien, performance, Paris, portrait
De la gare surgit Fürsy, éclat fragile et insolent. Dans la nuit parisienne, l’être se dévoile : rire nerveux, cœur cabossé, grâce indocile. Sous la créature, Geoffroy affleure, vivant, drôle, essentiel, cherchant la paix au milieu du vacarme.
Céline du Chéné, cabaret, entretien, spectacle vivant, portrait, Paris
Dans les sous-sols du Moulin Rouge, une voix perlée surgit : celle de Céline du Chéné, amie, passeuse de vies, cabaret en clair-obscur. Entre silence, Hardy murmurée, créatures et fidélités, elle éclaire les marges d’une écoute qui sauve et d’un monde qui danse au bord.
Frédéric Martin, littérature, écrivain, entretien, poésie, roman
Dans le silence massif du monde, Frédéric Martin lègue ses incompréhensions, la douleur et la beauté mêlées. Entre barbarie et lumière, il cherche l’éclair fragile où l’existence respire encore. Au cœur du néant, un instant : la vie recommence.
ORLAN, entretien, art contemporain, féminisme, performance, portrait
Présidant une salle baignée de soir, au cœur de Paris, ORLAN apparaît : corps baroque, souffle insurgé, beauté renversée. Elle fabrique des vies, des identités, des mondes. Entre colère pure et progrès rêvé, sa voix éclaire les ombres et sculpte la vérité pour qu’on n’en meure pas.
Jean-Luc Verna, entretien, art contemporain, artiste, portrait, Paris
Chez Verna, la voix mène comme un sort. Corbeau rieur, icône charbonneuse, il parle d’art, de corps, de colère et de rire. Jules veille, Siouxsie tourne, et dans la Villa des Arts scintille une douceur diabolique. On sort hanté, léger, marqué d’une ombre brillante.
nouvelle, littérature, fiction, récit, création littéraire
Dans le train lancé vers le Sud, un père tombe, une enfant se relève. Victorine fuit la mort, court dans l’herbe jusqu’au sanglot du ciel. Au cœur du jour sang, une vache veille — et la vie, vacillante, continue de fleurir malgré l’ombre.